CHERCHEUSE DE POSSIBLES

Actuellement conseillère en projet professionnel et de formation (à mi-temps) je suis UNE CHERCHEUSE DE POSSIBLES!

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Comment être soi-même en entretien sans tourner à l'auto-promotion convenue et soporifique pour vos recruteurs?

C'est un exercice difficle au départ qui peut, bien cerné, devenir une "attitude". Par exemple une question qui revient souvent en terme d'anxiété chez les candidats: une passion personnelle (rubrique "loisirs" dans le c.v) enrichit-elle forcément la pratique professionnelle ? Comment en parler ?

Il est de plus en plus apprécié semble-t-il de se démarquer par une passion personnelle témoignant de l’acquisition de compétences parallèles, lorsqu’on aborde la rubrique plus « perso » d’un e-portfolio ou d’un C.V (s’il reste de la place).

Est-ce une bonne nouvelle ? Il est sage de mesurer notre enthousiasme. Pourquoi ? Et, bien, d’une part, si cet intérêt de l’employeur potentiel pour les compétences acquises en dehors des études et du travail perdure, on conseillera désormais de plus en plus aux jeunes, voire aux enfants de choisir des loisirs valorisés dans le monde du travail….. Ceci, n’est pas une bonne nouvelle. La vie privée est d’autant plus riche qu’elle est ….privée et surtout, les loisirs ont un réel effet d’épanouissement lorsqu’ils se pratiquent en dehors de toute contrainte « bankable »…. Bref, les loisirs n’impliquant ni sens de la compétition, ni rigueur institutionnelle (adhésion à un club, etc…) sont aussi intéressants que les autres.

Bien sûr, il peut arriver de tomber, fait rarissime (temps de crise= créativité zéro= conformisme absolu et retour à ce qui apparaît à tort ou à raison comme des valeurs sûres : esprit d’équipe, compétitivité, rigueur, effort, douleur..sport !), vous tombez sur l’employeur et/ou DRH qui cherche vraiment « le petit plus singulier » qui vous fait sortir du lot des candidatures lambdas, préparées, académiques, en sommes…. Dans ce cas, effectivement, le fait d’avoir été chanteur de rock pendant quinze ans (mêmes compétences que le sport, mais moins « gendre idéal ») peut devenir un atout, de même qu’une passion pour la science fiction peut vous donner un air « ouvert à l’innovation », etc….. !

Dans l’ensemble, si l’on regarde les loisirs qui apparaissent dans les C.V., ce sont souvent les mêmes. Or, qui peut dire que dans une équipe de basket, tous les joueurs ont le même profil, le même caractère, etc…. ?

Bref, le profilage est devenu un art de combat. En réalité, c’est surtout en creusant le portrait en négatif, laissant apparaître les défauts du candidat qui vont mettre le profileur sur la voie : un brin de cynisme, une mépris des règles établies, une assurance fondée sur la séduction ?

Méfiez vous de vous même !

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Oeuvre d'artiste: Martine ABOUCAYA

Vous pouvez avoir des dents très blanches, un air « cool » de surfeur et exciter la libido des recruteurs, ce n’est pas pour autant que vous serez « l’élu », cela peut même vous desservir. S’il est reconnu qu’un physique agréable aide, en revanche, une franche séduction peut témoigner d’une personnalité en réalité instable ou au contraire, trop sûre d’elle (ingérable ou paresseuse, croyant tout acquis).

Alors faites attention, ne concevez pas votre approche en solo, recherchez le feed-back, car les personnes qui vous permettront de vous insérer, ces cerbères du recrutement gardant la porte de l’emploi ont quelques caractéristiques que l’on oublie de prendre en compte :

-une formation (en principe) et donc des techniques et des critères objectifs (à priori) -une dé-formation propre à tous les spécialistes (au bout d’un moment, on marche en pilote automatique, on sort de l’objectivité professionnelle) -une culture (je ne parle pas là de l’acculturation liée à leur profession (RH et filière dans laquelle cette fonction est pratiquée-bien qu’elle joue aussi) personnelle : cela signifie que vos propres critères qualité ne sont pas forcément les leurs ! -un égo : tout le monde aime ressentir que l’on se dépense pour attirer notre attention, c’est flatteur. Mais personne n’aime être « écrasé » par un candidat ou une candidate qui ressemble à un top model et qui a en plus le cerveau d’un polytechnicien. Ces atouts peuvent se travailler dans le privé pour les cyniques prêts à tout mais il est malvenu de se vendre telle une perle rare au court d’un entretien d’embauche entre simples mortels. Il en va de même pour les surdoués : modérez ce qui peut laisser penser que vous dominez intellectuellement vos interlocuteurs !

Développez votre intelligence relationnelle (écoute des interlocuteurs, adpatation, humour, capacité à questionner et à faire re-préciser des points pour mieux répondre à des questions posées sur votre parcours, congruence, etc….) « vendez là » (convaincre est le juste mot, en réalité mais supporte mal l’impératif) par l’exemple in-situ de votre aisance à discutez sans vous imposer en force (logique imparable de la démonstration), étonnez sans emphase en créant du bien-être avec vos co-débatteurs/interlocuteurs : on aura alors envie de travailler avec vous sans se sentir menacé ! Vous aurez ainsi crée chez votre audience le sentiment qu’il est possible de construire avec vous un avenir professionnel commun autant que des projets.

Quant à la passion périphérique qui peut vous donner un atout supplémentaire pour peu qu’elle soit évoquée lors de l’entretien, rappelez vous une chose : ce n’est pas elle qui intéresse en général vos futurs collègues de travail et patrons mais ils veulent savoir si elle fait de vous une personne équilibrée, si elle reste à sa place, si vous savez en parler et donner envie comme vous saurez parler de votre boulot et le mettre en valeur (être « corporate »).

C’est donc la façon d’en parler et de la mettre en résonnance cohérente avec votre profil d’employé, qui est important. Montrer que vous êtes une personne qui fait les choses à fond sans se laisser dépasser et qui a le recul nécessaire pour analyser les effets produits par une pratique…..

Et ceci, tout le monde peut apprendre à le faire ! Pas besoin d’avoir la taille 36, d’être un athlète ou de porter des talons hauts, etc… etc…..

N’hésitez pas à vous entrainer à vous entrainer sur vos amis : eux seuls auront le courage de vous dire : là, stop, tu me gonfle….Et il y a fort à parier que vous pourrez, à force d’essais, finir par trouver le ton juste, le bon rythme, pour parler de votre passion le jour J et surtout pour vous exprimer avec aisance sur tout point évoqué dans votre C.V ;, votre pratique professionnelle, le jour de l’entretien qui va vous permettre de compter enfin au lot de « ceux qui payent leurs impôts parce…qu’ils sont imposables » !!!! Bref, le jour où vous signerez le contrat qui vous permettra de souffler et de vivre au présent. Quand cessera cette terrible attente nommée CHOMAGE.

Etre "bien dans sa peau" est parfois difficile lorsqu'on cherche du travail depuis un certain temps. Pourtant, cette assurance qu'on a de la valeur doit se construire au delà des échecs invévitables. C'est la fameuse "estime de soi" dont parlent les psychologues cognitivo-comportementalistes: l'amour que vous vous portez et qui perdure même après un refus de poste. Si vous n'avez pas bénéficié d'une éducation propre à vous convaincre que vous avez de la valeur même si vous avez perdu votre emploi, rassurez-vous, il n'est pas trop tard. Cela peut encore se travailler sans se "raconter d'histoire".... Cela prend du temps.... La bonne nouvelle, c'est que lorsqu'on arrive à voir le chômage comme un défi personnel malgré les effets secondaires néfastes (financiers, sentimentaux etc...) on peut aussi tirer parti des expériences vécues en entretien pour bâtir un édifice solide nommé "estime de soi indestructible" quelles que soient l'issue des entretiens.... Et la bonne nouvelle, c'est que cela finit par payer. Car quelqu'un qui est convaincu de sa valeur sans être mégalomane, en étant simplement lui-même est un atout précieux dans une équipe car il peut donner de la force aux autres en plus de sa compétence professionnelle. Si vous devenez un jour ce genre de personne, vous trouverez votre place dans une équipe, quelque soit le temps que cela mettra!

Je sais bien qu'il n'est pas très bien vu de parler de patience dans le cadre de l'insertion. Pourtant, être réaliste implique d'évoquer la patience, l'incertitude, la marge d'impossibilité de contrôle....C'est comme cela qu'on parvient à atteindre son but. Dans une patience active, pro-active même. Car l'impatience amène soit une attitude victimaire rédhibitoire soit une agressivité repoussante. Non qu'elles soient parfaitement injustifiées, mais elles sont parfaitement repoussantes pour votre futur employeur!

Bon courage et bonne chance, amis chercheurs d'emploi et de "vie bonne"!

adeline avril

Auteur: adeline avril

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